REVIEWS

Entretien réalisé pour Resmusica - portrait

"Remettre sur le devant de la scène un compositeur aujourd’hui oublié est évidemment un défi tout à fait stimulant ! ». C’est facile à comprendre et je partage son appréciation selon laquelle c’est une excellente musique. Les performances sont également excellentes. J’ai beaucoup apprécié ce disque : je suis impressionné par la musique et par les performances. Pour moi, c’est l’un des disques les plus passionnants que j’ai entendus récemment. Je recommande fortement à tout le monde de l’étudier, et j’espère vraiment que davantage de musique de Monferrato sera enregistrée dans un avenir proche."

CD Natale Monferrato (Ensemble Céladon) - Musica.dei.donum.org, 2020

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"Le soliste Paulin Bündgen et son ensemble Céladon exploitent le potentiel opulent des compositions avec détermination, richesse et beaucoup de couleurs. La distribution instrumentale avec théorbe, harpe, viole de gambe, violone, orgue et clavecin montre à quel point la basse continuo intelligemment arrangée peut être variée, avec des timbres clairement profilées et des transitions harmonieusement façonnées des sections individuelles, assez riches en contrastes, et aussi rythmiquement fraîches et clairement dessinées. Un contexte adéquat pour Paulin Bündgen, dont la voix s’écoule tout naturellement, avec une diction très bien maîtrisée, saupoudrée par un timbre harmonieux".

CD Natale Monferrato (Ensemble Céladon) - Klassik.com, 2020

Pour mener à bien une redécouverte musicale, il faut que l’étincelle du chercheur parvienne à enflammer assez l’imagination d’interprètes possédant les capacités et la foi indispensables pour donner vie à ce qui serait demeuré sans leur intercession de vagues fantômes d’archives. Cette onde d’énergie s’est transmise de Jérôme Lejeune, jamais à court de joyaux méconnus, à Paulin Bündgen et à son Ensemble Céladon avec une intensité dont l’anthologie de motets qu’ils nous proposent porte la trace. Il y règne un enthousiasme presque voluptueux qui se diffuse à l’auditeur tout au long de l’écoute et lui laisse le cœur plein d’une tendre allégresse."

CD Natale Monferrato (Ensemble Céladon) - Notulae.fr, 2019

"Paulin Bündgen est un admirable contre-ténor : dans le Qui sedes, comme dans l’Agnus Dei (chanté d’un praticable élevé, dissimulé par un rideau, en fond de scène), très retenu, la voix longue et d’une fraîcheur exceptionnelle". 

Concert Messe en Si mineur de JS Bach (Cappella Mediterranea) - Forum Opéra, 2018

"Entendons-nous bien : si vous vous attendez à entendre un de ces contre-ténors aux cabrioles superficielles encensées par certains médias, vous risquez d’être déçus ; ici, le chanteur ne cherche jamais à impressionner et il n’en est que plus saisissant ; ce qui l’intéresse est l’expression et non l’effet. Son approche humble et fervente, dégageant une douce, chaleureuse et finalement très spirituelle luminosité, est convaincante de bout en bout (...). J’avoue avoir été plus que touché à de nombreux moments de cette anthologie lorsque j’ai eu le sentiment que le chanteur, sans aucun geste démonstratif, se mettait à nu, les émotions du texte et les siennes ne faisant qu’une, avec une simplicité absolument désarmante".

CD Vater unser (Clematis) - Wunderkammen.fr, 2018

"Le contre-ténor [Paulin Bündgen] affiche un timbre naturel, soyeux et bien posé, aux aigus impeccables (le Eia ergo du Salve Regina) et à la diction claire et précise. Son Fac ut portem (Stabat Mater) nous a profondément ému par ses longues attaques d'une stabilité sans faille et ses aigus déchirants".

Concert Stabat Mater de Pergolèse (Les Passions) - BaroquiadeS, 2017

"Dans cet art à part entière, le contre-ténor Paulin Bündgen rayonne particulièrement dans le lamento Ach daβ ich Wassers gnug hätte. Sa voix fine, droite, pure et contenue est merveilleusement adaptée à cette musique comme nous l’avions déjà convenu au festival de la Chaise-Dieu cette année. Par le biais d’une ligne mélodique parfois étonnante et d’un figuralisme propre à la tradition italienne, le contre-ténor excelle avec des sons filés bien développés et des notes longues retenues se déployant au fur et à mesure en toute sobriété. Dans le dialogue Meine Freudin, du bist schön, ce sera la netteté sans faille de ses mélismes qui retiendra notre attention".

Concert JC Bach (Akadêmia) - Resmusica, 2016

"Le récit se poursuit dans un admirable souci de beauté grave, notamment dans le chant, délicat, paisible et comme hanté, du contre-ténor Paulin Bündgen pour Du lieber Heiland du et Buss und Reu".

CD Et ils me cloueront sur le bois (Akadêmia) - Anaclase, 2016

"Rien n’a été laissé au hasard dans cette réalisation, à commencer par un quatuor de solistes vocaux souvent rudement sollicité par les exigences des partitions mais qui se sort de leurs chausse-trappes avec les honneurs (...).

Je souhaite saluer tout particulièrement la prestation du contre-ténor Paulin Bündgen qui apporte à chacune de ses interventions une luminosité à la fois douce et pénétrante, mais aussi une belle et agissante expressivité ; il ne fait aucun doute que cet enregistrement n’aurait pas été aussi abouti sans sa contribution".

CD Kaspar Forster (Les Traversées Baroques) - Wunderkammen.fr, 2015

"Farinelli-XXIe-sexe possède des qualités remarquables, expressions des talents de Paulin Bündgen, contre-ténor, fascinant interprète du rôle aux deux visages de Paul Emerson, et de Nolwenn Le Guern (viole de gambe) et Étienne Galletier (théorbe et guitare). Paulin Bündgen, dont l’élégance troublante et l’aisance féline font beaucoup penser à Freddie Mercury, envoûte grâce à la richesse de sa voix. Sa maîtrise du chant a capella ou accompagné par les musiciens ou une bande-son est confondante".

Farinelli-XXIe-Sexe (Ensemble Boréades) - Les Trois Coups, 2015

"Le timbre velouté du contre‑ténor Paulin Bündgen ouvre la soirée avec les vers de Marcabru (Lo vers comens) mis en musique sur un conduit de Saint‑Martial de Limoges, imperceptiblement rejoint par les instruments".

CD Nuits Occitanes (Ensemble Céladon) - Diapason, 2014

"Les deux chants si différents et pourtant fraternels entre l’alto Paulin Bündgen (au style à la fois angélique et aristocratique) et la voix d’une mâle agilité de Bora Uymaz, dessinent ici des arabesques d’une beauté dialoguée inouïe".

CD La Porte de Félicité (Doulce Mémoire) - Classiquenews.com, 2012

"La révélation de cette soirée fut l'Othon de Paulin Bündgen, dont on admire dès son entrée le timbre stable, le chant tendre mais ferme, les aigus adoucis mais légers, les articulations habiles qui ne se démentiront pas tout au long de la représentation. Bündgen apporte en outre à son amant abandonné une touche d'obsession violente, qui le rehausse du rang de soupirant qui soupire à celui "d'ex un peu encombrant" voire potentiellement dangereux, comme dans la scène où il violerait pratiquement Poppée".

Le Couronnement de Poppée de Claudio Monteverdi (Les Paladins) - Muse Baroque, 2010

"Paulin Bündgen, par l'intensité déclamatoire du phrasé, resssuscite quelque chose de l'Ottone absolu, Henri Ledroit".

Le Couronnement de Poppée de Claudio Monteverdi (Les Paladins)- Diapason, 2010